Yann Lambiel, qu’allez-vous jouer dimanche ?
C’est une sorte de compilation. La base est mon dernier spectacle, créé en mars : « Aux suivants ». Normalement il y a des musiciens, un décor… Mais je l’ai adapté pour Paléo. Par exemple, j’imite Johnny qui chante Henri Dès, ou bien Yannick Noah, qui apprend à chanter à Federer. C’est un spectacle musical pour tout âge, car à Paléo, le public est très large… Je jouerai moins de sketches de situation et les scènes parlées seront très courtes. La prestation de Paléo va être différente des autres, car le public n’est pas assis dans des fauteuils. Il est debout et bouge beaucoup. Il y aura du bruit et de la musique partout. Ce sera intéressant de voir la réaction des spectateurs qui viendront par curiosité et qui ne verront qu’un extrait.
De quoi parle « Les suivants » ?
C’est un spectacle conçu pour un chapiteau. Je suis parti de la démission de Pascal Couchepin du Conseil fédéral. Je parle du fait qu’il faut passer aux suivants, ne pas rester sur ses acquis, inventer de nouvelles imitations…
Etes-vous inquiet pour cette représentation au Paléo ?
Je sais que tout va bien se passer, mais c’est un challenge. Je me réjouis de voir ce que ça va donner ! Ce n’est pas tous les jours qu’on joue à Paléo.
Quelle est votre histoire avec le festival nyonnais ?
Cela fait quinze ans que je vais au Paléo. Je suis comme tout le monde : j’y vais au moins une fois par an pour voir un artiste que j’aime et pour l’ambiance. On rencontre plein de monde. En fait, c’est un peu comme la Foire du Valais.
Des coups de cœur cette année ?
Alain Souchon, mais je ne pourrai pas le voir car nous jouons en même temps. Sinon, Olivia Ruiz que j’ai ratée à cause des bouchons… Comme beaucoup de spectateurs, je papillonne beaucoup à Paléo, je me promène d’une scène à l’autre.
Vous jouez dimanche, êtes-vous un artiste du dimanche ?
Oui, on peut dire ça, puisque cela fait dix ans que je travaille tous les dimanches matins…


