Crosby, Stills & Nash ont fait flotter un tranquille climat de nostalgie, hier soir, sur la Grande scène du Paléo festival, à Nyon. Les trois rockeurs sur le retour, accompagnés de musiciens, ont joué devant un public qui attendait des airs sixties et des solos de guitare électrique. Il en a eu pour son compte. Les trois compagnons se sont produits sans Neil Young et c’est bien de jeunesse dont ils manquaient. Mais pas de plaisir. Pendant plus d’une heure, les trois voix du rock ont alterné les solos de guitare (principalement Steven Stills, qui a joué de ses riffs à tour de bras). En arrière plan de ce concert de mains levées, d’applaudissements et de briquets allumés, la pleine lune a vite trôné une fois le jour couché. Une ambiance du passé, couronnée par l’astre nocturne, s’est répandue. Crosby, Stills & Nash à la guitare sèche ou à l’harmonica, c’est comme un goût de tabac à rouler. C’est du brut qui vous saoûle. Les lumières des projecteurs ont accompagné le trio avec des flashs blancs éblouissants, essayant de faire concurrence à la lune.
Vers la fin de la prestation, le tube « We can change the world » a sonné comme un hymne. Puis, Crosby, Stills & Nash ont offert un morceau a capella avec leurs trois voix qui inspirent au voyage. Les dernières chansons sonnaient comme un « raod trip », où l’on s’imagine lunettes de soleil au nez, accoudé à la vitre….


