Rouge, ocre et jaune ont envahi la Tour lombarde à Conthey. Après des premières œuvres figuratives, Alain Mottet entame un chemin vers l’abstraction. Jeu de lumière, de couleur et de géométrie. Le jeune peintre valaisan reste très clairement un peintre des sensations. Celles provoquées par un paysage ou une oeuvre musicale.
Si l’artiste s’abstrait d’une représentation classique des champs d’olivier provençaux et prend des libertés avec des couleurs fortes et des structures géométriques, il reste prisonnier de titres figuratifs qui limitent considérablement l’accès à l’essence. Quand les tons s’adoucissent, l’atmosphère transpire le romantisme d’un paysage maritime.
Une approche somme toute assez classique d’une abstraction naissante, qui plaît par son expressivité et ses tons chatoyants mais peut lasser par sa facilité.
Une petite salle est consacrée aux rugosités et aspérités d’Etienne Anex. L’abstraction est ici portée par la matière et s’affirme dans l’absence de titre. La peinture se suffit à elle-même au-delà du sens qu’on a voulu lui donner. Plus abouti sans être révolutionnaire.
Une exposition à voir encore jusqu’à dimanche soir à La Tour Lombarde, Conthey. www.alainmottet.ch



