L’intimité dans tous ses états

dimanche 24 janvier 2010, par Eric Felley

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L’association des Arts visuels de Monthey présente ses artistes à Le Garenne. L’intimité est au centre de leurs œuvres, parfois minimales, provocantes ou déroutantes.

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L’artiste Frédérique Austruy participe activement à la vie de Le Garenne, un lieu de création indépendant au cœur de Monthey. Valais-mag

Difficile de trouver un fil rouge à l’exposition de l’association Le Garenne de Monthey. Depuis samedi, le lieu alternatif du centre ville présente les œuvres d’une quinzaine d’artistes. Dans un décor pour le moins minimal (friche industrielle), on trouve une grande variété d’expressions autour du thème de l’intimité. On n’échappe pas d’entrée à celle des toilettes après une courte visite dans la « grotte sacrée » (Guillaume Bovard), aux photos prises à la maison (Fabien Thétaz), aux nus de madame (Philippe Zimmermann) ou aux deux papillons qui convolent sur une fleur (Jean-Claude Abbet). L’exposition contient une œuvre de chaque artiste et autant d’univers qui reflètent l’éclatement de l’art contemporain actuel. Elle se prolonge jusqu’au 7 février.

Le Garenne est un collectif d’artistes qui existe depuis 10 ans grâce à l’association des Arts Visuels de la ville, qui a été fondé il y a une trentaine d’années. Depuis trois ans, Le Garenne s’ouvre progressivement au public et offre un programme régulier et accessible. Dans ce cadre, dès le 15 février, il propose une « performance » avec quatre personnes qui vivront pendant quinze jours dans le lieu, sans sortir et avec 20 francs de nourriture par jour. Ils tourneront des films entre eux. Au terme de l’expérience (le 27 février), la soirée de clôture se déroulera en présence du public qui pourra regarder des extraits de ces deux semaines de huis-clos ou d’un loft story à la sauce montheysanne.

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