La Ferme-Asile crée l’enchantement

mardi 1er juin 2010, par Eric Felley

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L’artiste zurichoise Annelies Strba introduit la magie des forêts d’enfance dans l’institution sédunoise. Pour une exposition méditative.

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Une œuvre d’Annelies Strba qui s’intitule Nyima 411 _ (impression pigmentée sur toile, 125x185 cm, 2009.

La Ferme Asile continue son parcours ambitieux autour de l’art contemporain, autrement dit sa volonté de « jouer dans la cour des grands ». L’artiste Annelies Strba, zurichoise, née en 1947, est connue sur la scène de l’art contemporain depuis le début des années 90. Son exposition originale pour l’institution sédunoise consiste en une quinzaine d’impressions photographiques pigmentées de grand format (125 x 185 cm pour la plupart) accrochés dans les combles restaurés de la ferme. Autant d’images lumineuses plongées dans la pénombre du lieu. Sans oublier une vidéo qui donne le nom à l’exposition « Frances et les Elfes ».

C’est un « coup » important pour la Ferme Asile qui veut attirer des « estate » comme on dit dans le jargon, c’est-à-dire des artistes contemporains établis et reconnus, dont les œuvres font le tour du monde. Puisqu’il s’agit d’un monde féérique, de nombreuses fées se sont penchées sur la naissance de cette exposition : prohelvetia, la Fondation Nestlé pour l’Art, la Fondation Ernst Höhner, la ville de Sion et le canton du Valais. Face à ses œuvres rappelant les débuts de la photographie, l’enfance et les forêts mystérieuses, laissons la parole à la curatrice de l’exposition Véronique Mauron : « Un univers onirique est créé, entre le réel et l’irréel, métissant la réalité d’imaginaire. Les dimensions du passé, du présent et du futur sont condensées en une intemporalité propre aux rêves et aux contes. »

Le public peut apprécier le caractère esthétique de ces grandes photos aux couleurs retouchées, à leur atmosphère préraphaélite et baroque jusqu’au 25 juillet. Ce sera l’occasion aussi de disserter sur l’art contemporain le 17 juin avec un « Café-Philo » qui réunira le collectionneur français installé en Valais Alain-Dominique Perrin et le directeur du Musée des Beaux-Arts de Lausanne Bernard Fibicher.

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