Le Conseil d’État à Paris pour la culture

jeudi 3 décembre 2009, par Marie Parvex

Enregistrer au format PDF
JPEG - 211.7 ko
Les vitrines de la Fondation dans le passage sous-voie de la Planta.

Le Conseil d’État au grand complet était à Paris lundi. Profitant de l’exposition « Fellini, la grande parade » au Jeu de paume, ils ont participé à une soirée de gala destinée à créer des liens avec leurs homologues français. La Fondation Fellini de Sion a fourni la majeure partie des documents nécessaires pour la plus grande satisfaction du commissaire de l’exposition, Sam Stourdzé. « J’ai été ravi de travailler avec eux. Ils ont fourni des prestations d’une grande qualité internationale. »

Indirectement, ce déplacement massif de nos politiques est une reconnaissance du travail de la Fondation. Directement, c’est une manière de faire fructifier les 100’000 euros investis par l’État dans cet événement. Vincent Riesen, directeur de la Chambre valaisanne de commerce et d’industrie est l’organisateur de ces échanges entre des politiciens et des entreprises des deux pays. « Je peux dire que cette soirée a été couronnée de succès. Des contrats ont été signés mais je ne peux pas en dire plus. » Les entreprises valaisannes ont donc fait des affaires, indirectement, grâce au travail de la Fondation Fellini.

Des bénévoles qui travaillent comme des pros

Pourtant, malgré ce rayonnement international, les membres de la Fondation travaillent tous bénévolement. L’argent reçu de la ville et du canton sert à financer les expositions en Suisse et à l’étranger, le matériel etc. Pour faire vivre le fonds Fellini, ils reçoivent 10’000 francs par année de la ville de Sion et un local souterrain au Collège des Creusets. Gaëlle Métrailler, déléguée à la culture de la capitale, reconnaît pourtant la qualité du travail de la Fondation. « Au moment du vernissage, quatre personnes de la ville se sont déplacées. Le signe que nous sommes parfaitement conscients de l’importance de cette institution. » Début novembre, la jeune déléguée annonçait dans le Nouvelliste vouloir trouver un lieu pour la Fondation. Mais côté investissement, nous n’en saurons pas plus. Le Conseil général de la ville votera les budgets dans deux semaines. D’ici là, silence radio. La Fondation Fellini reste visible uniquement dans les vitrines du sous-voie de la Planta.

Il y aurait pourtant une possibilité pour la ville et le canton d’exploiter ce fonds et d’en tirer un profit économique. Selon Michaël Abbet, responsable de la communication pour la Fondation Fellini, il suffirait de 200’000 francs pour salarier les membres et assurer les frais de fonctionnement de l’équipe. Si, effectivement, la ville parvient à mettre un lieu à disposition, c’est avec relativement peu d’investissements que l’on pourrait mettre en valeur ces documents uniques.

Un centre Fellini à Sion ne pourrait-il pas offrir une halte intéressante pour les touristes ou les visiteurs de la Fondation Gianadda ? « On peut imaginer que quelque chose de cette nature se développe », répond Jacques Cordonier, chef du Service de la Culture de l’État du Valais. « Mais pour cela, il ne faut pas compter que sur les pouvoirs publics mais s’assurer des aides privées. » L’État doit se fixer des priorités parmi le large patrimoine à valoriser. En l’occurrence, l’un des critères est l’ancrage valaisan. « Pour obtenir un soutien très important de l’État, il faudrait que le fonds Fellini trouve place dans un projet cantonal plus vaste. Mais je pense que cette exposition au Jeu de Paume va déjà aider la Fondation à obtenir davantage de soutiens publics », ajoute-t-il.


La Fondation Fellini qu’est-ce que c’est ?

Créée en 2001, La Fondation Fellini pour le cinéma gère l’ensemble des documents laissés par Gérard Morin, ancien secrétaire et assistant du cinéaste. Elle possède des scénarios de film, des photographies des tournages, des dessins, des affiches, des lettres, des coupures de presse, etc.

Elle s’intéresse aussi à d’autres cinéastes, organise des expositions, participe à des publications diverses.

Pus d’infos : www.fondation-fellini.ch

Répondre à cet article