« Il y a une âme dans cette musique »

lundi 2 novembre 2009, par Marie Parvex

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Cette musique, c’est celle des Tziganes. Christian Fotsch l’a découverte enfant à travers un CD de Paco de Lucia. Il a attrapé le virus, appris la guitare flamenca et parcouru l’Ex-Yougoslavie à l’écoute des violons tziganes. Aujourd’hui, il joue avec le groupe Ssassa, une formation suisso-macédonienne qui fait de la musique balkanique. Il est aussi le créateur du Gypsy Festival qui sera à Monthey le 8 Novembre.

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Christian Fotsch a attrapé le virus de la musique tzigane enfant.

Qu’est-ce qui vous plaît dans cette musique ?
J’aime son énergie. Partout où ils ont émigré les tziganes ont appris les musiques populaires du pays. Puis ils les ont transformées en y ajoutant d’autres rythmiques et en y insufflant une grande liberté. C’est cela qui me parle avant tout. C’est aussi le point commun que je vois entre toutes les musiques d’origine tzigane qui sont aujourd’hui très diverses.

Justement, est-ce que ce n’est pas un contre-sens que d’amener cette musique libre dans des salles de spectacles ?
Il y a c’est vrai une part très festive dans la musique tzigane. Mais la salle n’empêche pas les gens de se lever et de danser. Même au KKL, salle lucernoise très huppée, à la fin de notre concert les gens étaient debout. Et puis, il y a aussi des moments virtuoses et des morceaux d’une grande profondeur qui demandent une écoute attentive. En cela, la salle de concert est appropriée.

Comment est-ce que vous choisissez les groupes que vous invitez ?
J’essaie toujours de les connaître. C’est important parce que les groupes ne jouent pas les uns après les autres. Il y a plusieurs moments où nous jouons tous ensemble. Il faut donc avoir le temps d’apprendre à se connaître et à mélanger des musiques très différentes les unes des autres. Cette année, les seuls que je ne connais pas encore sont les musiciens de Romano Drom. Je les ai choisi parce qu’ils sont très célèbres mais nous allons avoir du temps avant les premiers concerts. Les musiciens indiens de Dhoad, c’est un agent neuchâtelois qui me les a conseillé mais avant de les faire venir, je suis allé les voir au Rajhastan.

Les morceaux que vous jouez ensemble sont improvisés ?
Certains morceaux sont construits sur un thème, comme en jazz, à partir duquel on improvise. Pour d’autres, il y a plus de construction. Par exemple, chaque groupe joue huit mesures, ensuite quatre etc.

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La danseuse de Dhoad, une formation du Rajasthan.

Quand vous avez créé ce festival bisannuel il y a dix ans, est-ce que le public connaissait la musique tzigane ?
Non, il fallait expliquer ce que « Gypsy » voulait dire. Aujourd’hui ce n’est plus nécessaire.

Pourquoi cet intérêt grandissant du public suisse pour la musique gypsy ?
Parce qu’elle a une âme. Elle a su garder des racines très fortes tout en intégrant des influences modernes. Quand les gens la découvrent en live pour la première fois, ils se disent « je ne savais pas que cela était possible » parce qu’ils sont touchés personnellement.

Au programme

Dhoad : sons du Rajasthan et une danseuse.
La compagnie Leonor Moro : flamenco .
Ssassa : musique des Balkans et d’Orient.
Romano Drom : blues slave et une danseuse.

Gypsy festival, le 8 novembre au Crochetan à 17h et le 11 novembre à la Salle Centrale Madeleine à Genève à 20h
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La compagnie flamenca Leonor Moro.
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Ssassa : une formation suisso-macédonienne qui joue des musiques des Balkans et d’Orient.

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