Le coup de mou

mardi 10 novembre 2009, par Marie Parvex

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Je m’attendais à une débauche d’énergie, mais la sauce n’a pas pris. En tous cas pas pendant la première moitié de ce festival Gypsy qui a eu lieu au Crochetan dimanche soir. La salle et la scénographie n’ont sans aucun doute pas servi la vingtaine d’artistes du Rajhastan, d’Espagne ou des Balkans.

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La compagnie de flamenco Leonor Moro.

D’abord une musique aussi vivante devrait être plus proche du spectateur. Elle devrait être vécue dans la terre et la sueur, pas contemplée de loin comme un orchestre classique.

Or, au Crochetan cette distance était encore accentuée. Des petits podiums avaient été installés au fond de la scène pour la vingtaine de musiciens invités. Mais pendant une bonne moitié de cette première heure et demi, les formations se produisaient une à une. Quatre personnes dans un coin au fond de la scène, très loin du public, tandis que l’espace scénique restait béant. L’avant-scène était réservé à une danseuse de flamenco et à une danseuse orientale qui ne se produisaient que sur certains morceaux. Ces instants qui auraient du soulever la foule, se sont malheureusement soldés par des chutes de pinces à cheveux et des arrangements de jupe.

Un festival de musique tzigane ? L’idée est excellente et les groupes plutôt d’un bon niveau. Il est vraiment dommage de ne pas avoir créer une scénographie contemporaine et adaptable, au service de la musique. La mayonnaise est peut-être montée pendant le final qui réunissait tous les artistes sur scène. Je n’ai malheureusement pas pu y assister.

A voir encore le 11. novembre à la Salle Centrale Madeleine à Genève 20h

Ecouter des extraits sur le RSR

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