Le coût de la chute

mercredi 2 décembre 2009, par Marie Parvex

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Olivia Seigne et Thierry Romanens décident de brûler 16 milliards sous les yeux de riches subitement ruinés. Crédit photo : Catherine Meyer

Un couple de pauvres s’abrite dans une maison qu’il pense vide. Un orage pousse un couple fortuné à les y rejoindre. Les pauvres jouent les riches et se font passer pour les propriétaires de la maison. Ils mangent du caviar avec les doigts, boivent du champagne goulûment et inventent des dromadaires plats qui crient sous la pluie.

Le naturel et la vivacité d’Olivia Seigne dans le rôle de la femme de ménage sans papiers font merveille. Thierry Romanens, cordonnier, lui donne la réplique en kilt. Les situations imaginées par l’écrivain Yves Robert sont cocasses, piquantes, souvent cyniques. Le jeu des comédiens, subtilement dirigé par Julien Barroche, souligne des observations assez fines des contradictions humaines. « Pauvres riches » balance de quiproquos en jeux de mots, d’allusions à l’actualité en inventions délirantes.

Rythme soutenu, enthousiasme et véritable bonheur sont au rendez-vous jusqu’à… La chute. Moralisatrice, « l’argent ne fait pas le bonheur », kitsch, « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » et sans surprise, elle glace subitement un spectateur qui se délectait de la pertinence et de l’humour du propos. Fallait-il y chercher un double sens ? Ou avons-nous perdu l’habitude des conclusions hollywoodiennes faciles ? Malheureusement, en tombant de haut, on oublie un peu vite le plaisir passé.

Le Petithéâtre de Sion était plein pour la première ce mercredi et il affiche complet pour les deux autres représentations. Comédie, quand tu nous tiens !

L’avis d’une spectatrice.
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L’avis d’un spectateur.
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