« Maria Mettral, une comédienne très précise »

jeudi 20 mai 2010, par Marie Parvex

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Maria Mettral et Christian Gregori jouent « Tu es là ? » de la Cie 03 aux Halles de Sierre dès ce soir. Couple dans la vie et sur la scène, ils sont dirigés par Laurence Calame. La pièce est née sous la plume d’un Argentin qui mêle les fantômes aux vivants. Elle est jouée en français pour la première fois.

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Maria Mettral et Christian Gregori, couple dans la vie et au théâtre dans « Tu es là ? ». DR

Laurence Calame, qu’est-ce qui vous a plu dans ce texte ?

Je l’ai découvert au théâtre à Buenos Aires en 2004. Il est écrit par un dramaturge argentin intéressant, Javier Daulte, qui a une écriture très efficace pour la scène. J’ai tout de suite imaginé de monter cette pièce en Suisse avec Maria Mettral et Christian Gregori. Les droits étaient malheureusement réservés par une société française qui ne l’a finalement jamais jouée. Ce n’est que cette année que j’ai enfin pu la traduire et la mettre en scène. C’est la première fois qu’elle est créée en français.

Comment avez-vous porté à la scène ces dialogues entre morts et vivants ?

Comme le spectateur n’entend pas tout ce que les morts disent, j’ai eu envie de travailler avec de la musique. Un clarinettiste argentin est donc sur scène avec nous. Il représente le langage de l’au-delà. J’ai également engagé un magicien parce que le personnage principal est prestidigitateur. Il rappelle également la magie qui s’insinue dans cette pièce par le rapport entre les morts et les vivants.

Vous avez choisi de travailler avec Maria Mettral. Qu’est-ce que vous appréciez chez elle en tant que comédienne ?

Elle est généreuse. Elle ne rechigne jamais à essayer quelque chose et ne défend pas une image d’elle-même. Et puis, elle est très précise. Elle aime maîtriser parfaitement son parcours sur le plateau. Avec elle tout est réglé presque comme un mécanisme d’horlogerie et j’aime ça.

Vous proposez aussi une animation avant les spectacles. De quoi s’agit-il ?

Nous lisons des contes et légendes du Valais. Ce n’est pas par hasard que nous avons choisi de créer cette pièce ici. J’étais déjà venue aux Halles avec un autre spectacle il y a trois ans. Le temps que nous avons passé en Valais a été très important pour moi. Ce théâtre est un outil de travail extraordinaire qu’on ne trouve pas à Genève à moins de faire partie d’une très grosse production. Et puis, l’univers de Javier Daulte est proche de préoccupations rurales qu’il nous semblait retrouver un peu en Valais, d’où l’idée de lire des contes et légendes du canton.

Une anecdote sur le travail de la compagnie ?

Christian Gregori et Maria Mettral sont l’un des rares couples de comédiens avec qui l’on peut travailler. Ils gèrent très bien la frontière entre leur vie privée et le travail et ils ont de l’humour. J’ai beaucoup ri avec eux pendant la création.

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