De tous temps, l’homme a eu conscience de sa petitesse devant les forces de la nature. Il a donc inventé des Dieux. Puis Abraham a eu la révélation d’un Etre Unique et tout puissant. Il l’a nommé Jéhovah, l’Etre Unique de la religion juive.
Puis, avec Jésus Christ et Mahomet, les religions chrétiennes et islamiques sont apparues. Chaque religion procédait de la même Vérité mais l’exprimait à sa manière, aux noms de Jéhovah, Dieu et Allah qu’elles donnaient cet Etre Unique et tout puissant.
Et au nom de cet Etre Unique les hommes ont commencé à s’entre tuer sous prétexte que leur « Etre » était le seul et que tout ceux qui l’adoraient autrement n’étaient que des infidèles ou des hérétiques. Dans son arrogance, l’homme a donc baptisé l’Etre Unique et a codifié les manières de l’adorer. Il a dogmatisé la Bible, la Thora, le Coran, la Charia, le Nouveau Testament. Et les conséquences en furent l’Inquisition, les guerres de religion, les croisades, le Djihad et les exterminations de toutes sortes. En un mot la mort. Et toujours au nom de cet Etre Unique et tout puissant.
Et au sein des diverses religions, les hommes continuent à s’entre tuer ou à se rejeter. Les sunnites et les chiites se font mutuellement exploser. Et bien que plus pacifiques (aujourd’hui !), les catholiques, orthodoxes et protestants n’arrivent pas à s’entendre. L’homme ne connaît plus que les dogmes qu’il a lui-même inventés sans penser que le seul dogme valable est l’amour, la reconnaissance de l’autre et l’acceptation de ses différences et de ses valeurs.
Alors, quelle que soit notre position face au problème des minarets, réfléchissons aux raisons de ce qui nous sépare les uns des autres et à la valeur des dogmes qu’on nous enseigne. Car qu’on l’appelle Dieu, Allah ou Jéhovah, cet Etre Suprême que nous vénérons ne se trouve-t-il pas partout, dans un brin d’herbe qui pousse, dans l’animal qui nous aime ou nous craint, dans la splendeur du soleil couchant, dans la brise ou la tempête, dans l’homme que l’on aime ou que l’on déteste.
Et que l’on soit juif, chrétien ou musulman, ne somme-nous pas tous issus de la poussière universelle et n’y retournerons-nous pas tous ?

