Journalisme citoyen

Le ruban blanc

lundi 7 décembre 2009, par Ruth Parvex

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L’obtention de la Palme d’Or au Festival de Cannes ne semble pas être suffisante pour attirer les foules, pourtant « le Ruban Blanc » de Michael Haneke est un film superbe. En noir/blanc, des beaux portraits, des paysages magnifiques, peu de musique, une langue allemande mélodieuse donnent à ce film une forme très particulière. Le ton du récit est sobre, un peu à distance des évènements, relatés par l’instituteur, bien des années plus tard.

On pourrait dire que c’est l’histoire de la violence ordinaire dans un village d’Allemagne au début du 20e siècle. Violence souterraine, sournoise des rapports sociaux, des rapports familiaux, de la pauvreté, de la dépendance. Elle surgit au grand jour dans des accidents mystérieux, jamais élucidés et trouve son apothéose dans l’éclatement de la guerre de 14-18. Comme si, pour que la guerre soit possible, il faille à tous les niveaux sociaux faire provision de violence.

D’autres lectures sont possibles puisque le film relate simplement un certain nombre d’évènements qui se sont produits dans ce village, mais quel que soit le point de vue adopté c’est un chef d’œuvre qu’il faut absolument voir.

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