
Dernier ajout : 21 avril 2011.
« À rebours du bon sens » est une chronique tenue par Eric Felley qui anime le site valais-mag. Elle parle de manière caustique et plaisante d’un sujet d’actualité ou intemporel. Elle raconte aussi des petites histoires. Il peut s’agir du Valais, de la Suisse ou du monde entier. No limits. Bienvenue.
N’ayons pas la victoire facile, car en fait c’est une défaite. Toutefois, les Valaisans ont majoritairement refusé la nouvelle loi sur le chômage, conscients qu’elle allait toucher les gens les plus précarisés de notre société. Or nous en connaissons tous, en particulier des artistes. Valais-mag, qui ne fait pas vraiment de politique, avait pris position contre cette loi, qui s’appliquera hélas dès l’année prochaine.
Les artistes n’ont pour ainsi dire aucun poids politique dans ce pays. A quelques exceptions près, ils ne font pas de politique et leurs travaux, spectacles, expositions, théâtres ne le sont parfois que très indirectement. Tout homme politique, de gauche à droite, tiendra un discours sérieux et profond sur la nécessité de l’art dans notre société, sur la primauté de la culture, sur les délices de l’opéra ou sur l’exutoire bienvenu des festivals en plein air.
Aujourd’hui, tout le monde sait ce que signifie « être dans le déni », c’est-à-dire ne pas vouloir reconnaître un trait de caractère, de comportement, une addiction, qui est pourtant évident pour les autres. Etre dans le déni, c’est se mentir un peu à soi-même et refuser de regarder la réalité en face, celle qui donnerait une mauvaise image de soi.
L’Espagne montre la voie. Après les arrangements moléculaires de Ferran Adria du restaurant El Bulli, deux restaurateurs espagnols de Saint-Sébastien ont mis au point une sorte de porcelaine qui s’illumine au contact des aliments. D’après les photos publiées par le Courrier International, c’est très beau.

