En phase avec les pendulaires

samedi 7 novembre 2009, par Eric Felley

Enregistrer au format PDF

Moritz Leuenberger, conseiller fédéral depuis 14 ans, lance l’idée, semble-t-il piquée dans d’autres pays, de taxer plus lourdement la mobilité des pendulaires. Ainsi, les personnes qui voyagent aux heures de pointe paieraient leur billet plus cher que ceux qui se déplacent tranquillement dans les heures creuses. C’est une mesure particulièrement incompréhensible pour celui qui connaît la vie du pendulaire et ses désagréments aux heures de pointe. Les Valaisans sont de plus en plus nombreux (quelques milliers en tout cas) à prendre le train tous les matins pour aller travailler au bord du Léman. D’autres vont à Berne, à Zurich ou Bâle.

En général on ne peut guère attendre 9 ou 10 heures pour se rendre à son travail et revenir à 15 heures les mains dans les poches. 95 % des pendulaires n’ont en fait pas le choix que de prendre le train aux heures de pointe, avec un confort moindre, des journées longues, parfois un manque de place, parfois des retards, etc… C’est incohérent de vouloir pénaliser ces gens, uniquement dans une froide optique d’augmenter les ressources du Département des Transports. C’est plutôt le contraire qu’il faudrait faire. Les pendulaires, qui paient en plus de leur poche leur transport au travail, n’ont pas d’association de défense, ni de lobby à Berne. Il serait donc facile de les tondre un peu plus. D’un point de vue social, c’est injuste car l’on ponctionne dans les bas et moyens revenus. Signe des temps, l’idée vient pourtant d’un socialiste.

Répondre à cet article